La véranda « verte », également appelée la véranda bioclimatique, a tout d’une véranda classique à l'exception qu’elle permet à son propriétaire de réaliser en plus des économies d’énergie profitant à l’intégralité de la maison.

De l'intérêt d'une véranda "autosuffisante"

Déterminons tout d'abord la notion de véranda verte ou bioclimatique. 

Une véranda est composée en grande partie de plusieurs baies vitrées, n'est-ce pas ? Le rôle de la véranda bioclimatique est de conserver la chaleur accumulée dans cette dernière pour la redistribuer équitablement dans la maison. Cette chaleur diffuse et gratuite permet donc de réaliser des économies de chauffage.​

Il va sans dire que cette accumulation va de pair avec une volume de vitrage important. On estime ainsi que 20m2 au minimum sont nécessaires pour profiter pleinement du captage de l'énergie solaire.

L'énergie solaire est ainsi retenue au niveau du vitrage au biais de capteurs qui emmagasinent tout rayon solaire entrant, quelque soit la saison. 

Pour maximiser son efficacité, on installe paroifs des murs qui jouxtent la véranda afin d'éviter les déperditions de chaleur. 

Qui dit conservation de la chaleur dit également un système de ventilation et d'aération sur mesure afin de diffuser finement la chaleur dans la maison et éviter que cette dernière reste coincée dans la véranda.

L'orientation de la véranda joue également un rôle. Une véranda "verte", sera plus performante si elle est orientée "sud" car elle bénéficiera plus largement de l'apport de l'énergie solaire naturelle.

véranda bioclimatique

Une véranda dite écologique peut ainsi couvrir jusqu’à 50% des besoins énergétiques d’une habitation. Comment ? En optimisant les besoins en ventilation, les apports en lumière naturelle, et l'utilisation de matériaux isolants.

Ce triptyque gagnant permet de gagner en confort et de réaliser des économies substantielles sur les dépenses énergétiques. 

Les matériaux d’une véranda « verte »

Au delà du qualité du vitrage, qu'il s'agisse d'un contrôle solaire au biais de capteurs, ou que la véranda possède une isolation thermique renforcée, le choix de matériau est déterminant.

Qui ne souhaite pas une véranda, qu'elle soit bioclimatique ou non d'ailleurs, robuste, adaptable aux changements climatiques, étanche, pratique, lumineuse, aérée, esthétique, confortable etc ?..

Toutes ces conditions dépendent en grande partie du matériau de construction sélectionné. Le bois et l’aluminium sont les deux types de matériaux présentant les atouts nécessaires pour réaliser une véranda « verte », même si le PVC peut également répondre à certains critères de sélection.

  • L’aluminium reste l'un des matériaux les plus utilisés sur ce segment puisque 80% des extensions sont réalisées par son biais. Il est facile à entretenir, offre une excellente isolation thermique et est recyclable, ce qui en fait un matériau idéal pour un projet que l'on souhaite associé à l'idée de développement durable. Important toutefois: la structure doit être pensée afin d'empêcher les ponts thermiques et tout type de déperdition d’énergie.
  • Le bois est également devenu ces dernières années un acteur privilégié dans le petit monde des vérandas bioclimatiques. En effet, le bois apporte un surplus d'âme par rapport à l’aluminium et le PVC. Ses qualités en termes d’isolation phonique et thermique, ainsi que son étanchéité à l’air, sont de véritables atouts. Côté points faibles du bois, notons l’entretien. Comme tout objet en bois exposé aux variations climatiques, un entretien fréquent et routinier à l’aide d’huiles et vernis (une fois par an), est obligatoire et cela peut représenter une dépense de temps non négligeable pour le propriétaire.
  • Enfin, le PVC. Il n'est pas le matériau le mieux recommandé même s'il nécessite peu d’entretien et offre une belle isolation thermique (toutefois nettement moins que le bois).
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Le vitrage d’une véranda « verte »


La qualité de vitrage définit une véranda
. Rappelons qu’une véranda est composée de baies vitrés permettant de profiter de son jardin tout au long de l’année, tout en ajoutant une pièce supplémentaire à l'habitat.

Pour créer une véranda véritablement bioclimatique, il est essentiel de porter une attention toute particulière à la qualité du vitrage.

La véranda écologique doit posséder un vitrage spécifique permettant le stockage de la chaleur couplée à une ventilation efficace (comprenez la circulation de l’air). 

La solution pour la maîtrise des rayons solaires dans une véranda bioclimatique consiste en un vitrage spécifique, appelé vitrage avec contrôle solaire. Il s’agit de laisser passer la lumière au maximum, tout en la captant pour s’en servir et la redistribuer à l’intérieur de la maison. Nous parlons ici de vitrages « intelligents ».

Le chauffage et la climatisation

Pour jouer le jeu de l’écologie, il est recommandé de chauffer ou de rafraîchir sa véranda bioclimatique à l’aide de ressources énergétiques gratuites. Vous pouvez ainsi équiper votre véranda d’une pompe à chaleur réversible, ce qui vous permettra de la chauffer l’hiver et de la rafraîchir en plein été. Il est également possible d’opter pour des planchers chauffants. 

La véranda solaire

La véranda solaire utilise les ressources énergétiques d'une maison équipée de panneaux photovoltaïques posés sur son toit. Il existe des panneaux solaires transparents, l’objectif étant de ne pas casser le style et l'esthétisme de la véranda !

Le coût d’une telle installation est particulièrement élevé. Sachez au demeurant que l'installation de ce type de véranda donne droit à des réductions d’impôts. En outre, vous pouvez également et dans certains cas revendre une partie de l’électricité produite à l'état, ce qui entraîne une rente annuelle et permet de rentabiliser son investissement.

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