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Energies de l'habitat Energie écologique Une énergie neutre en carbone : c’est possible ?

Une énergie neutre en carbone : c’est possible ?

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La sauvegarde de l’environnement et la protection de la nature sont des enjeux communs que nul ne peut désormais ignorer. Il n’est plus aujourd’hui simplement question de petits gestes écologiques du quotidien pour préserver les ressources naturelles communes mais bien de mesures fortes destinées à alléger le poids de notre empreinte sur l’environnement.

Ainsi, c’est une refonte complète de nos modes de consommation et surtout de la manière dont nous utilisons l’énergie, qui doivent nous interpeller. Si nous connaissons tous l’impact du CO2, ou dioxyde de carbone, sur l’air que nous respirons, il n’est pas le seul en cause : le méthane le protoxyde d’azote, ou encore les les gaz fluorés ont tous un impact fort sur l’augmentation des gaz à effet de serre qui contribuent au réchauffement climatique. Tous ces gaz proviennent directement ou indirectement de l’activité humaine.

Passé ce constat, que faire ? On parle désormais de neutralité carbone, c’est à dire une consommation d’énergie neutre en CO2. Que se cache t-il derrière ce terme ? Nous allons voir dans cet article comment il est possible de réduire ses émissions carbone, notamment au travers de comportements de consommation plus respectueux de l’environnement. Entre solutions technologiques et convictions personnelles, il existe moult solutions pratiques et faciles à mettre en place pour contribuer à faire baisser le dioxyde de carbone dans l’atmosphère.

Une électricité ou un gaz neutre en carbone

Il convient tout d’abord de comprendre le concept de neutralité carbone que l’on appelle aussi communément compensation carbone.  

Souhaiter atteindre la neutralité en matière de consommation énergétique, c’est avant tout un état d’esprit. C’est estimer que les enjeux environnementaux nécessitent une réponse adaptée et un changement de comportement drastique de la part de chacun d’entre nous.

Au demeurant, cette neutralité ne signifie pas que l’on cesse d’émettre du CO2 du jour au lendemain (ce qui est une utopie), mais plutôt que l’on tente par divers moyens de le réduire ou de le compenser.

Ainsi, L’enjeu, avant d’être collectif, est toujours avant tout individuel. Il commence par chez soi avec une remise en question de sa manière de consommer. On peut choisir de rouler “vert” notamment avec un véhicule hybride ou électrique, voire même d’opter pour le covoiturage. Autre possibilité : profiter des technologies de la domotique pour mieux organiser sa consommation quotidienne ou encore installer la fonction thermostatique partout où elle peut l’être dans la maison pour réduire le temps de chauffe des appareils.

On ne pourra pas faire l’impasse non plus sur les appareils qui nous fournissent de l’énergie. Remplacer une chaudière au fioul pour une chaudière gaz à condensation écologique, une pompe à chaleur hybride, ou un poêle à bois font partie des solutions plébiscitées à l’heure actuelle. Toutes les options ne se valent pas, loin de là, en matière d’empreinte énergétique, il faudra réaliser un comparatif de toutes les options disponibles.

Comment mesurer la neutralité carbone ?

On mesure notre empreinte carbone en fonction du volume de CO2 généré par notre combustion d’énergies fossiles qui découlent directement ou indirectement de nos activités.

A titre d’exemple, dans le cas d’une famille nombreuse constituée de deux parents et trois enfants qui réside en Ile de France, ce n’est pas moins de 20 tonnes de CO2 générées chaque année !

Cela veut dire qu’avec une pression démographique toujours plus forte dans les villes, le taux de CO2 dans l’atmosphère est toujours plus important et ne peut être absorbé par les forêts dont l’oxygène qu’elles dégagent n’est suffisant pour absorber nos excédents de carbone.

Plus de CO2 signifie donc une augmentation des gaz à effet de serre et donc l’accélération du réchauffement climatique.

Comment réduire les gaz à effet de serre ?

Deux méthodes se distinguent : 

  • Réduire les activités qui contribuent à augmenter la présence de CO2 dans l’atmosphère. En ligne de mire les activités polluantes issues de la combustion d’énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz).
  • Augmenter les activités qui contribuent à compenser un bilan carbone négatif en encourageant notamment les énergies renouvelables (installation de panneaux photovoltaïques, éolien, biomasse, etc) et en favorisant la reforestation. En bref, des énergies qualifiées d’énergies propres, car peu ou pas émettrices de CO2.

Maison et bâtiment : les solutions pour son logement

  • La réduction de son empreinte carbone commence par chez soi en réalisant des travaux d’isolation afin d’éviter le pertes d’énergie inutiles. On sait par exemple que les plus grosses déperditions de chaleur se font par les toits et dans une moindre mesure les murs. On peut commencer par réaliser un diagnostic de performance énergétique (DPE) pour réaliser un audit énergétique de son logement.
  • On peut également faire le choix de sélectionner des matériaux de construction écologiques et durables comme la laine de verre ou le chanvre pour l’isolation, le boiler solaire ou la chaudière gaz à condensation pour l’apport d’énergie, et même pourquoi pas autoproduire son électricité ! Tout cela participe à plus de neutralité carbone.
  • D’autre part, pour respecter les engagements acquis de haute lutte lors de sommets environnementaux (comme les accord de Kyoto et de Paris), des incitations fiscales se mettent en place. Les fournisseurs d’électricité et de gaz, partout en Europe, rivalisent avec des offres “écologiques”, pour fournir une énergie plus propre et respectueuse de l’environnement. C’est le cas par exemple d’un fournisseur d’électricité et de gaz suédois qui propose une offre d’électricité neutre en carbone. Voir les conditions sur vattenfall.fr.

Le principe d’une offre carbone

Qu’il s’agisse de production de gaz ou d’électricité, il s’agit d’une débauche de production d’énergie importante pour satisfaire nos besoins quotidiens. Dans la plupart des cas, il s’agit d’énergies fossiles qui impactent durablement notre environnement.  

Dès lors, si l’extraction de gaz naturel ne peut se faire sans une empreinte carbone, certains fournisseurs proposent de compenser entièrement cette empreinte en lançant des actions environnementales puissantes financées partiellement par une augmentation sensible du prix du kWh.

C’est ainsi désormais le fournisseur de gaz ou d’électricité qui prend les devants et assume son rôle en proposant d’investir dans des projets environnementaux pour compenser son empreinte carbone. Ce faisant, il valorise la production d’une énergie propre et durable qui satisfait une clientèle toujours plus exigeante quant à l’origine des sources d’énergie.

Comment ça marche ? Le fournisseur achète des crédits carbones qui serviront à financer des projets qui visent à transformer des industries très polluantes en industries sinon propres, en tout cas moins génératrices de CO2. Par exemple, on transforme les déchets en énergie électrique ou on modernise les vieux fourneaux à charbons pour qu’ils réduisent leur émissions de CO2. Les projets sont nombreux et sont établis sur tous les continents.


Tout compte dans la course aux réduction d’émissions de particules nocives. D’où l’intérêt de choisir l’énergie la plus neutre en carbone possible, en optant pour les énergies renouvelables et en choisissant un fournisseur de gaz / électricité qui propose une offre “verte”. Cette offre verte a en général pour objectif la neutralité carbone sous la forme d’une compensation des activités dites polluantes dans le cadre de l’extraction de gaz naturel, par exemple. Cette solution représente une alternative intéressant au biogaz ( solution la plus naturelle à l’heure actuelle) encore cher, produit à partir de déchets biogènes mais que peu de fournisseurs proposent.

Jean Morel
Jean Morelhttps://www.consobrico.com
En dehors de mon titre honorifique “d’admin” pour ConsoBrico, je suis un bricoleur du dimanche infatigable, qui court à droite et gauche avec sa caisse à outils pour venir en aide à la famille et aux amis dès qu’il le peut. Le jardin est mon deuxième salon, j’y passe mes week-end et y investit la moindre économie ; ) Je construis moi même abris de jardin, cages à poules, des espaces clos pour les lapins, et même dernièrement un garage pour mettre l'abris ma collection de vélos anciens!

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