Quel poêle choisir à l’approche de l’hiver ?

L’été s’éloigne et les premières fraîcheurs matinales commencent à se faire sentir. Il est temps de préparer sa maison à la venue de l’hiver. A la fois écologique, économique, performant et esthétique, le poêle à bois semble être le système de chauffage idéal. De plus en plus présent dans les foyers français (environ 500 000 nouvelles installations chaque année), il en existe différents types, à bûches ou à granulés mais également le poêle à pétrole. Si vous vous demandez quel type de poêle choisir pour l’hiver, découvrez sans plus attendre toutes les réponses.

Les critères de choix

Le type de poêle à bois que vous allez choisir va dépendre des caractéristiques de votre habitat, de l’agencement de votre intérieur mais aussi de votre budget.

Le plus important est de commencer par définir la puissance du poêle dont vous aurez besoin. Celle-ci va dépendre du volume de la pièce dans laquelle vous prévoyez d’installer votre poêle. Plus la pièce est grande, plus le poêle devra être puissant.

Très important à savoir : pour être pleinement efficace, un poêle à bois doit fonctionner au maximum de sa puissance. Utilisé en sous-régime, il consomme beaucoup plus, perd en qualité de combustion et annule par conséquent tout son potentiel écologique. Ne négligez donc surtout pas cet aspect. Pour vous aider à y voir plus clair, sachez que pour une pièce normalement isolée avec une hauteur sous plafond de 2,50 mètres, vous aurez besoin d’une puissance de 1 kW pour 10 m². Si la surface que vous souhaitez chauffer est de 50 m² par exemple, vous aurez donc besoin d’un poêle de 5 kW.  La puissance et le rendement énergétique des poêles à bois varient selon leur type.

L’emplacement de votre poêle va également vous permettre de faire un choix quant à sa taille et à son aspect esthétique. Raccordé à un tuyau d’évacuation, le poêle à bois doit être dans l’idéal placé dans une pièce centrale, à un endroit qui permettra une diffusion optimale de la chaleur. Selon que votre poêle soit donc placé dans la cuisine ou le salon par exemple, son aspect esthétique devra s’accorder avec votre décoration intérieur pour un effet visuel harmonieux.

Les différents types de poêles à bois

  • Le poêle à bois classique :

Il s’agit du poêle traditionnel que l’on alimente avec des bûches. Le plus souvent en fonte, il fait partie des modèles les plus écologiques avec 40 à 80 % de rendement et une faible consommation (environ 0,05 € le kW). Côté inconvénients, il nécessite la présence d’un espace de  stockage extérieur pour les bûches ainsi qu’un ramonage annuel. Il dégage également une odeur de fumée que tout le monde n’apprécie pas. Comptez 4000 à 5000 € à l’achat pour ce type de poêle.

Source: cheminées Godin Nantes
  • Le poêle à pétrole :

Le poêle à pétrole a connu son heure de gloire au début du siècle dernier. Longtemps resté le poêle de prédilection pour se chauffer en hiver il a connu un désamour relatif à mesure qu’étaient introduits de nouveaux types de poêles, plus rapides à l’allumage et surtout plus pratiques à l’utilisation. Ce n’est qu’il y a une 30e d’années qu’il réapparaît sous une forme plus moderne et avec un rendement énergétique plus performant et surtout des normes de sécurité accrues. Il redevient alors tendance, et apparaît comme le chauffage d’appoint idéal, ne dépendant pas d’une alimentation électrique quelconque. On le trouve le plus souvent dans les pièces de vie secondaires comme les maisons de campagne, les sous-sols, les abris de jardin si l’on souhaite bricoler en hiver par exemple ou encore le garage.

Poêle à pétrole Webber SRE1430C. Crédit source photo: http://www.poele-a-petrole.info
  • Le poêle à bois postcombustion :

Encore plus efficace et écologique que le modèle classique, le poêle à bois postcombustion a la particularité de permettre une combustion quasi-parfaite des bûches grâce à un système de récupération d’énergie à partir du brûlage des gaz issus de la première combustion. Ce type de poêle présente un rendement amélioré (60 à 70%) et une consommation trois fois plus faible qu’un poêle à bois classique. Il est donc aussi très écologique, puissant et possède une bonne autonomie. Comme dans le cas du poêle classique, il faut pouvoir stocker les bûches à l’extérieur et prévoir le ramonage tous les ans. Comptez entre 1200 et 4500 € à l’achat.

Un poêle à bois postcombustion. Crédit image: https://www.batiproduits.com/
  • Le poêle à bois turbo :

Moins cher que les deux modèles précédents (entre 600 et 1500 €), le poêle à bois turbo est plus puissant que le poêle classique et possède une meilleure autonomie. Il fonctionne également avec des bûches et utilise un turbo pour accroître ses performances. Également écologique, il consomme toutefois plus qu’un poêle à postcombustion.

Le poêle à bois turbo
  • Le poêle à bois de masse :

Ce type de poêle à bois a la particularité de chauffer la pièce par diffusion de la chaleur stockée dans sa masse. Son rendement est par conséquent très haut (70 à 85 %) et il possède une bonne inertie qui restitue une chaleur douce et homogène sur plusieurs heures, même après la flambée. A titre d’exemple, pour seulement 2h de flambée, le poêle à bois de masse continue de diffuser de la chaleur pendant 24h. Ce modèle est toutefois très lourd (1 à 6 tonnes) et ne peut être supporté par n’importe quel type de sol. Il possède également une consommation plus élevée que les modèles précédents. Comme les types de poêles précédents, il fonctionne avec des bûches, dégage une odeur de fumée et nécessite d’être ramoné chaque année.

  • Le poêle à granulés :

Il s’agit d’un modèle de poêle moderne et très en vogue de par sa facilité d’utilisation. Il fonctionne non pas avec des bûches mais avec des granulés de bois (aussi appelés « pellets »), un combustible très performant. Plus facile à stocker, ce type de bois nécessite toutefois un espace de rangement à l’intérieur et à l’abri de l’humidité. Le poêle à granulés possède un haut rendement (plus de 80 %) et fait donc partie des modèles les plus écologiques. Il a en plus l’avantage de n’avoir pas besoin d’être ramoné tous les ans. Assez cher à l’achat (de 1500 à 5000 €), sa consommation est faible mais le prix des pellets est plus élevé que celui des bûches (comptez alors 0,27 à 0,55 € par kW). Sachez qu’il nécessite aussi un apport électrique.

Selon votre budget et les critères de votre habitat, vous avez donc un large choix de poêles à bois différents. Côté esthétique, ils se présentent sous forme traditionnelle en fonte ou dans des formes et des matières plus modernes comme l’acier, la faïence ou la pierre ollaire., avec ou sans vitre panoramique. Enfin, sachez que vous pouvez bénéficier du crédit d’impôt développement durable pour l’achat d’un poêle à bois à rendement minimum de 70 %.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here