Plusieurs appareils électriques sont en marche et soudain tout s’arrête. Cela se produit souvent de nuit, l’éclairage participant à la surcharge du système. Equipé d’une bougie, d’un briquet ou d’un smartphone vous inspectez votre panneau électrique.

Tous les fusibles étant en position relevée, il ne reste qu’un ou deux gros boutons à presser et c’est certainement le disjoncteur différentiel qui est en cause. Pourquoi ?

Avant de réenclencher le disjoncteur différentiel bipolaire, il est avisé d’éteindre les appareils en fonction, éventuellement débrancher ceux qui sont gros consommateurs d’énergie, ainsi que ceux que vous avez branchés ou allumés dans les minutes précédent la coupure de courant.

Un disjoncteur différentiel de la marque Schneider

Quel est la fonction du disjoncteur différentiel ?

On le dénomme généralement « disjoncteur différentiel », son appellation complète « disjoncteur différentiel bipolaire» permet toutefois de mieux comprendre son rôle. Il s’agit en effet d’un disjoncteur qui contrôle la totalité de votre installation électrique grâce à deux pôles magnétiques. Son rôle est d’interrompre l’alimentation électrique générale en cas de fuite de courant.

Le disjoncteur différentiel est composé d’un disjoncteur divisionnaire associé à un interrupteur différentiel. Il protège des surcharges qui pourraient endommager le matériel et des fuites de courant pouvant causer des accidents domestiques.

Son fonctionnement est simple : le disjoncteur contrôle l’intensité du courant entrant et sortant. C’est du moins sa fonction dans le cas d’une installation domestique, c’est à dire une alimentation électrique de type monophasé. En cas de différence entre l’intensité du courant entrant et celle du courant sortant, cela signifie qu’il y a une fuite de courant vers la terre, et donc un risque d’électrocution.

Pour prévenir des risques d’électrocution le disjoncteur différentiel est donc réglé selon une intensité qui est généralement de 30 mA. Cette sensibilité permet de limiter la « décharge électrique » reçue en cas de manipulation d’un appareil électrique défectueux.

Schéma d’installation d’un disjoncteur différentiel

Choisir le bon modèle de disjoncteur différentiel

Vous l’aurez compris, le disjoncteur différentiel est donc une pièce maîtresse de votre installation électrique. Il convient donc d’opter pour un modèle de bonne qualité et répondant aux standards électriques français. Il est ainsi préférable d’éviter les produits exotiques, les modèles d’occasion trop anciens et de privilégier les marques ayant pignon sur rue.  Un disjoncteur de marque Schneider est, par exemple, un choix qui vous garantit une qualité de conception irréprochable et un fonctionnement optimal.

Le fonctionnement même du dispositif se base sur un système électromagnétique. Ceci permet au disjoncteur d’analyser en temps réel et avec précision l’intensité entrante et sortante du circuit d’alimentation.

Toutefois la sensibilité des disjoncteurs, et leur destination peut varier selon la nature de vos équipements électriques. Ces appareils sont en effet classés en 3 grandes familles :

  • AC pour les modèles appropriés à un usage standard (éclairage, prises électriques…)
  • A pour les appareils électroménagers utilisant des circuits imprimés susceptibles d’utiliser du courant continu. Ce type d’appareils peut déclencher des déclenchements intempestifs sur un disjoncteur classique de type AC.
  • HI, HPI ou SI pour les équipements sensibles aux coupures de courant intempestives, comme les alarmes de maison, les systèmes domotiques, le matériel informatique…

Pour en savoir plus sur les normes applicables aux disjoncteurs différentiels vous pouvez consulter les documentations sur le site de l’AFNOR.

Lequel choisir ? Disjoncteur ou interrupteur différentiel ?

La confusion règne entre les deux dispositifs et nombreux sommes-nous à penser qu’il s’agit exactement des mêmes produits. Au demeurant, si le principe de fonctionnement est le même entre le disjoncteur et l’interrupteur différentiel, ce dernier ne protège pas, contrairement au disjoncteur, contre les courts-circuits.

Le disjoncteur différentiel est donc plus complet en matière de protection car il protège les biens et et les personnes. Il protège contre les courts-circuits, les défauts d’isolement et les surcharges intempestives grâce à  une protection magnéto-thermique. Il est certes nettement plus onéreux, environ deux fois plus qu’un interrupteur différentiel, mais il apporte également un tout autre niveau de sécurité générale. Ne vous en privez pas !

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